Valparaiso

Valparaiso (qui signifie vallée du paradis) fut très longtemps le plus grand port de la côte ouest d’Amérique du Sud et le plus important du Chili. Dans une très belle rade les navires européens amenaient les cotonnades, des soieries des meubles, des articles de Paris pour en revenir chargés d’argent, d’étain, de cuivre et de cuirs. Pour les marins de commerce qui s’y rendaient en doublant le Cap Horn, c’était une aventure. Toutes les chansons de mer accompagnaient les manoeuvres. Ainsi « Nous irons à Valparaiso », composée en 1811, est une chanson à virer : virer le guindeau ou cabestan, pour lever l’ancre. La présence d’expressions anglaises n’est pas étonnante, elles avaient pour nos matelots le charme de l’exotisme.

Hardi, les gars, vire au guindeau
Good-bye farewell, Good-bye farewell
Hardi, les gars, adieu Bordeaux
Hourra Ô Mexico !
Au Cap Horn il ne fera pas chaud
Haul away, hé,
Oulatchalez
A fair’ la pêche au cachalot
Hâl’ matelot
Hé ho hisse hé ho !

Plus d’un y laissera sa peau
Good-bye farewell, Good-bye farewell
Adieu misère adieu bateau
Hourra Ô Mexico !
Et nous irons à Valparaiso
Haul away, hé,
Oulatchalez
Où d’autres laisseront leurs os
Hâl’ matelot
Hé ho hisse hé ho !

Ceux qui r’viendront pavillon haut
Good-bye farewell, Good-bye farewell
C’est premier brin de matelot
Hourra Ô Mexico !
Pour la bordée ils seront à flot
Haul away, hé,
Oulatchalez
Bons pour le rack, la fill’, l’couteau
Hâl’ matelot
Hé ho hisse hé ho !

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