D’aucuns ont pu le constater, les membres du CNSL sont des adeptes de l’Energie Marine Renouvelable, celle que crée et recrée le plaisir de naviguer sur nos voile-aviron. Et quoi de mieux pour le dernier week end long de mai que d’aller dans un lieu historique des Energies Marines Renouvelables, l’estuaire de la Rance.
Répondant à l’invitation de l’équipage de la yole de Bantry Tolérance, Hippocampe, Askellig et Martin Pêcheur ont donc traversé la Bretagne, (sur remorque), pour rejoindre le port de Plouer-sur-Rance.

Une porte-seuil pivotante permet de maintenir le port en eau mais les heures d’ouvertures sont régies par la marée, qui est elle-même pilotée par l’usine marémotrice. Pour pouvoir naviguer samedi dès le début d’après-midi, nous devons mettre à l’eau la veille dans l’après-midi à la cale au fond du port et amarrons les bateaux près de Tolérance, au pied de l’imposant moulin à marées qui borde le port.
Le samedi matin, l’équipage de Hippocampe découvre le site de l’écluse du Chatelier, qui marque la limite entre la Rance maritime et la Rance fluviale. La sortie du port en début d’après-midi permet une mise en jambes en tirant des bords jusqu’à la hauteur de Saint-Suliac, qui fut un port de Terre-Neuvas, avant de revenir au portant.
Le dimanche, nous sortons tôt du port pour aller prendre le café à Saint-Suliac avant de rejoindre Port Saint-Jean, au pied du pont Saint- Hubert à la Ville-Es-Nones, pour participer à la fête des doris et observer le concours de godille. L’accueil est aussi chaleureux que la température mais il faut bien rentrer. Après quelques tours pour parader devant les quais, nous passons sous les ponts qui relient Port Saint-Hubert et Port Saint-Jean et repassons la porte du port de Plouer-sur-Rance.
Lundi, Eole fait la grasse matinée et c’est à l’aviron que nous repartons vers l’aval avec l’aide du courant. Nous ne pouvons décemment espérer atteindre le secteur du barrage, aussi après avoir paré l’île au moine (il n’y en a manifestement qu’un ici), nous passons la pointe du Ton en évitant d’être déportés par le courant et faisons escale au port de la Landriais, au pied de Notre-Dame de la Miette. Le déjeuner est précédé d’une baignade bien rafraîchissante. A la renverse, nous remettons le cap vers l’amont jusqu’au niveau de Mordreuc où la brise se lève et nous en profitons pour tirer des bords en passant devant la pointe du Chêne Vert afin d’observer de plus près le château de Péhou et ses tours d’allure médiévale qui dominent la pointe.
Il est maintenant temps de transformer les bateaux en Engins Montés sur Remorques pour rentrer, après avoir renouvelé notre stock d’énergie marine !
Photos: Dominique H., Nicolas, Frédérique
